CHEMOT(Exode 1:1 - 6:1)UN DESIR D"ASSIMILATION"Et le pays etait rempli d'eux" (Ex.1:7). Nos maitres deduisent de cette phrase que apres la disparition de la generation des ancetres, leurs descendants ne voulurent plus se cantonner dans la province de Goshem; et ils se disperscerent dans toute l'Egypte. Agissant ainsi contre la volonte de Jacob qui leur avait assigne cette province, et qui de maniere generale, avait toujours recherche l'isolement par rapport aux nations. Les nouvelles generations commencerent a s'emanciper et a frequenter les theatres les cirques, et les societes paiennes. Elles s'affranchirent du devoir de la circoncision a l'exception des Levites, tout en restant fideles a certaines traditions comme celle de la purere des moeurs. Mais ces abandons ne tarderent pas a produire leur effet. Les juifs se virent repousses par la population Egyptienne et les premiers symptomes d'un antisemitisme farouche se declarerent tres rapidement. "MITSRAIM" L'ESPRIT ETROITLe Talmud nous rapporte que Israel avait atteint la quarante neuvieme porte (sur cinquante) de l'impurete, c'est a dire l'assimilation a l'Egypte. A ce stade la, seule une violente persecution pouvait provoquer la rupture. Les juifs en s'assimilant, exilent leur conscience de la presence de D-ieu dans le monde, ils echangent la conviction de l'existance d'un ordre precis, contre des idoles; et de ce fait exilent le plus noble de leur personalite. L'ANTISEMITISME UN REMEDE AMEREMais lorsque la persecution devient excessive on comprend qu'il ne s'agit pas d'un simple accident historique; on pressent que nous sommes les victimes d'un antagonisme froncier, que nos persecuteurs et nous sommes deux essences differentes; et plus la persecution devient forte, plus cette conscience-la s'affermit. La souffrance est donc la clef qui nous a permis de decouvrir notre propre identite et de nous desidentifier des nations. Mais la souffrance n'est pas la seule alternative a notre conscience elle n'est que l'une des alternatives de notre liberte. Si nous reconnaissons spontanement notre identite, on n'a pas besoin de nous torturer pour nous faire avouer ... En revanche, si nous nous efforcons de ressembler aux autres peuples qui nous entourent, alors inevitablement, nous subissons de telles rebuffades que nous finissons par comprendre: que nous avons notre role et eux ont le leurs, et on ne peut ni echanger ces roles, ni s'en soustraire. Si nous oublions notre vocation, le monde se charge sans s'en rendre compte de nous rappeler a nos devoirs. IL NE FAUT PAS NOUS LEURREROn ne peut occuper notre place et assumer notre tache que si l'on s'accepte tel que l'on est au depart. Avec l'intention de remplir notre mission specifique. Si l'on joue un autre role, si l'on copie notre voisin, nous ratons notre destin; et on s'egare dans l'illusion. Cette attitude consciste a se debarrasser de ses responsabilites. Aussi l'individu Israelite devra assumer son originalite envers et contre tous les courants, en depit des modes quitte a paraitre toujours decale. Savoir que ce qui compte pour lui, c'est de rester lui-meme quoiqu'en pense son entourage. C'est precisement de cette facon qu'il enrichira l'humanite. |